Dans le cadre de la propostion ” la station des sens” porté par l’association Arbrosmoz, fête de la Nature 2019. Lac du Bousquey . L’installation s’inscrit dans une installation globale conçu autour de l’idée de renforcer les perceptions sensoriels des visiteurs.

lac du bousquey station des sens

Le spectateur est invité à s’aventurer -seul- sur un parcours en aveugle . Les yeux masqués , il est guidé le long d’une main courante, matérialisé par un ensemble de corde qui parcourt le site. Le spectateur participant est emmené vers une destination qu’il ne connaît pas, et dont il ne peut percevoir l’aboutissement. Le long du parcours, il rencontre une succession d’événement sonore et tactile, plutôt discret, qui vienne se fondre avec le paysage présent .
Il marche lentement, son attention est fixé sur la qualité du sol, sur les sons ambiants, sur les différentes qualités de cordes qui se succèdent. Parfois celles ci s’approche d’un événement sonore ou tactile , vient jouer avec les perceptions du spectateur, elle est parfois lisse , parfois épaisse, parfois enroulé, elle participe elle aussi d’une altération légère du paysage.

La « trame » sonore et tactile disposé sur la corde aura été fabriqué en amont en utilisant prioritairement les éléments naturels présent sur le site. ainsi , chant d’oiseau, passage d’avion, texture de mousse ou d’écorce sont considéré comme des matières première d’une « partition « de voyage qui vient s’ajouter à la perception de l’espace déjà présent.  En renforçant certains éléments particulièrement marquant du paysage sonore du site ( comme les hurlements des élevages de chiens loups ) , insectes, grillons .. on quitte peu à peu les repères de l’environnement connu pour glisser dans un monde de plus en plus fictionnel:   l’aveuglement permettant de basculer de sons reliés à des artefacts accousmatiques.

Le sol moussu , le son particulièrement tamisé de la zone de plantation des séquoia rend le site particulièrement propice à cette expérience.

Le parcours éloigne progressivement le spectateur de la zone de densité principale de l’évènement, et amène le spectateur vers un lâcher prise progressif, son aveuglement l’obligeant à faire « confiance « à la corde. il a été préalablement invité à parcourir cette espace de façon silencieuse afin de ne pas altérer l’expérience pour les autres spectateurs.
La corde l’emmène jusqu’a un site singulier dont il est en quelque sorte l’unique bénéficiaire pour quelques instants. un panonceau l’invite à revenir sur ces pas silencieusement pour découvrir les “sources” plastiques des événements rencontrés, et de ne pas intervenir dans l’expérience des autres spectateurs qu’il pourrait croisé sur son chemin.


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